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Jean-Claude Renaux ou la victoire tranquille

Le 07 mars 2014
Entretien commentaires

Jean-Claude Renaux, le maire PCF de Camon.

Nous pouvons déjà l'annoncer, Jean-Claude Renaux (PCF) sera réélu maire de Camon, dès le premier tour, le 23 mars prochain. Nul besoin de boule de cristal pour le deviner. Car hier soir à 18 heures, alors que s'achevait officiellement la période légale de dépôt des candidatures, la préfecture de la Somme annonçait qu'une seule liste serait en compétition dans cette ville de 4500 habitants.

Sans concurrents, Jean-Claude Renaux va l'emporter. Il entamera donc sans encombres un troisième mandat à la tête d'une liste d'union de la gauche intitulée «Vivre Camon 2014-2020». En 2008, il avait battu Raynald Spicer, candidat UMP d'une liste «divers droite», avec presque 72% des suffrages. Un beau score qui sera battu cette année puisque, mathématiquement, Jean-Claude Renaux devrait atteindre la barre des 100% des suffrages exprimés.

Pour autant, le maire et son équipe ne se reposent pas sur leurs lauriers en attendant le dépouillement des scrutins. En effet, le porte-à-porte à d'ores et déjà commencé et se poursuivra jusqu'au 21 mars. Toutes y passeront sans exception, assure l'équipe de Vivre Camon 2014-2020. Sans oublier les 300 habitants de Petit Camon, qui fait bien partie intégrante de Camon. De plus, des feuillets pour présenter le programme ainsi que la nouvelle liste arriveront dans les boîtes aux lettres dès demain.

Nous avons rencontré Jean-Claude Renaux mercredi à l'hôtel de ville de Camon. S'il n'était pas encore sûr que sa liste serait la seule liste en piste, il s'y attendait. Entretien.

Le Télescope d'Amiens: Porte-à-porte, diffusion de tracts: pourquoi un tel déploiement d'efforts malgré une victoire assurée?

Jean-Claude Renaux: Le porte à porte est un rendez-vous important que les gens attendent. Et aller à la rencontre des gens, c'est une simple question de politesse. C'est aussi l'occasion de demander aux habitants leurs avis et de prendre note de leurs réclamations. Ensuite, je pense que s'il n'y a pas d'autres candidats à se présenter à ces élections, ce n'est pas le fruit du hasard. Bien sûr, on ne peut pas plaire à tout le monde et je n'ai pas du tout la prétention de satisfaire tout un chacun mais c'est la reconnaissance de tout le travail qui a été effectué ces douze dernières années. C'est en tout cas ce qui ressort lors du porte-à-porte. Les gens se sentent bien à Camon et sont heureux d'y habiter.

Quand on se balade dans la ville, on voit un cabinet de dentistes, une grande pharmacie, un cabinet médical, une auto-école, trois banques, deux boulangeries...

C'est quelque chose d'exceptionnel pour une petite ville de 4 500 habitants. On ne retrouve pas cela ailleurs. En septembre devrait ouvrir la médiathèque qui est en train de se construire. Elle aurait dû être finie en mars mais les travaux ont pris du retard. C'est un dossier pour lequel je me suis battu. La décision de construire ce bâtiment avait été actée en 2007 auprès d'Amiens métropole puis il y a eu le changement de l'équipe. Certaines personnes ont insinué qu'une petite ville comme Camon n'avait pas besoin d'une médiathèque. J'ai fini par aller voir Gilles Demailly en tête-à-tête pour le convaincre que ce n'est pas que pour les Camonois. Beaucoup de gens qui n'habitent pas ici passent par Camon. Cette médiathèque ne sera pas que pour nous mais pour plein de monde.

Ces dernières années, quels sont les travaux qui ont été entrepris?

Il y a l'installation de la passerelle piétonne au Marais des Bœufs, qui est une très belle réussite, une piste athlétique, des vestiaires ainsi que divers aménagements pour le stade, une crèche avec un véritable accueil périscolaire encadré par des professionnels. Le tout pour un prix défiant toute concurrence. Tout comme celui des journées en centre aéré et des tickets repas dans les écoles. Et la nourriture est préparée par notre cuisinier Daniel Martel et les enfants en sont très contents. Le réfectoire sera agrandi afin que tous les écoliers puissent manger en même temps et qu'ils puissent réellement avoir une pause de deux heures, souffler, manger à leur rythme sans être brusqués et s'ils le désirent, faire des activités. C'est très important.

Nous avons également augmenté les moyens donnés aux écoles au niveau matériel mais aussi pour la culture. Nous avons fait une enveloppe afin d'éviter aux enseignants d'avoir à quémander à chaque fois qu'ils veulent organiser quelque chose. Nous nous préparons également au changement du rythme scolaire et le centre aéré sera agrandi.

On sait que d'importants travaux de voirie ont été entrepris à Camon durant ce mandat. Or, vous êtes également 8e vice-président d'Amiens métropole en charge des infrastructures, voiries communautaires, centres bourgs et de l'habitat. Vous devez donc chapeauter ces dossiers pour les 33 communes de la Métropole. Qu'en retenez-vous?

J'ai appris plein de choses et j'ai rencontré des personnes formidables et dynamiques qui ne comptent pas leurs heures. Au niveau de la voirie, il y avait du rattrapage à faire. Nous sommes passés par toutes les rues des 33 communes. Ça représente 250 km de voiries. Comme on ne peut pas tout faire en même temps, nous avons établi une programmation pluriannuelle validée en bureau d'Amiens métropole. Nous avons investi 20 millions d'euros par an. Au terme de ces six ans, nous devrions redescendre à 15 millions d'euros par an. Nous faisons des travaux intelligents qui génèrent des économies à terme. Le travail que nous avons entrepris est celui qui s'impose à tout bon gestionnaire de métropole. C'est du bon sens. Le but était avant tout la sécurité mais aussi l'accessibilité et le confort. C'est un programme d'intérêt général, tout comme la politique d'amélioration de l'habitat.

Justement, en matière d'habitat que reste-t-il à faire?

Beaucoup de choses. Notamment au niveau du vieillissement des habitations, des travaux pour pour consommer moins d'énergie, d'aménagements pour les personnes âgées et celles en situation de handicap. Énormément de personnes ne font pas de travaux pensant qu'elles ne peuvent pas prétendre aux subventions. Leurs moyens étant très restreints, leurs habitations sont dégradées et indignes. Mais quand le dossier est bien monté, on peut prétendre à de fortes subventions. On a un budget pour ça.

Dans l'œil du Télescope

J'ai rencontré Jean-Claude Renaux dans son bureau de la mairie de Camon mercredi après-midi.